L'engrais chimique, bien qu'efficace sur nos terres pauvres, coûte cher.
En récupérant les litières de ses troupeaux
(boeufs, ânes, moutons, volailles), le CARTO diminue ses
dépenses d'engrais, et montre à ses stagiaires
l'efficacité de l'engrais naturel sur les champs de travail.
Pour stocker la litière durant son temps de
décomposition, nous avons besoin de fosses fumières de
grande taille.
La première fosse construite s'avérant insuffisante, nous
avons donc bâti, grâce à un don privé, la
construction d'une deuxième fosse, plus grande, qui sert
également à la récupération d'eau pluviale.
Récupération de la litière des boeufs
Stockage dans la nouvelle fosse fumière
Récupération, tri et valorisation des déchets
La société traditionnelle africaine n'utilisait que des produits biodégradables.
Aujourd'hui, la mondialisation a apporté ses plastiques, piles,
produits chimiques,... mais l'information sur leur toxicité ne
s'est pas diffusée. Les gens jettent donc ces produits comme des
peaux d'orange, dans les rues, les champs.
Il faut donc prendre conscience de ce problème aux paysans, et
leur apprendre à trier les déchets, à ne plus
les jeter n'importe où, à les brûler...
En l'absence d'autre solution organisée, le CARTO
récupère et brûle les déchets plastiques,
composte les déchets organiques, et stocke depuis cette
année les piles usagées, en vue d'une élimination
ultérieure et peu polluante.
Nous projetons également de réaliser un film sur les
pollutions plastiques et chimiques, et de le diffuser dès 2007.
Récupération des piles, au lieu de
les jeter dans les champs
Combustion des sachets plastiques
Renouvellement du parc agro-forestier
Dès sa création, le CARTO a planté des haies vives
dans ses 60 Ha de champs. La durée de vie des arbres et les
sécheresse successives ont fragilisé cet important
réseau forestier.
Dès 2007, nous commençons à agrandir ce parc
(plantation de 3000 pieds de Jatropha) et préparons le
remplacement des arbres morts (5000 plants de Cacias et Teks), qui aura
lieu en 2008.
Ceci demande la préparation et l'entretien d'une grande
pépinière, la mobilisation et la formation des
stagiaires, et enfin, beaucoup de pluie pour permettre aux jeunes
plants de survivre...