C'est l'utilisation
d'animaux de traits (boeufs, ânes) pour tirer une charrue
afin de labourer le champ. Cela remplace le travail manuel.
Lorsque
le CARTO a ouvert ses stages aux paysans, il y a 25 ans, la culture
attelée n'existait pratiquement pas dans la
région.
Aujourd'hui, en période de labour, on voit beaucoup de
charrues silloner les champs.
La culture
attelée a plusieurs avantages
Faciliter et améliorer le
scarifiage et le labour
Permettre une culture de qualité sur des terres
plus vastes
Travailler plus vite et moins longtemps
Moins fatiguer le paysan
Avoir de meilleures récoltes
Outillage nécessaire pour la culture attelée
Cet outillage, l'omniculteur,
est composé de :
Un triangle pour scarifier, sarclo-biner, enfouir les engrais
et fumures
Un billoneur pour faire le buttage qui consolide et rechausse
les cultures
Une charrue pour labourer à plat
Une "barre rayonneur", pour tracer les lignes de semis
Une charette, pour le transport des intrants et
récoltes,...
et bien sur le joug, pour atteler l'ensemble aux boeufs.
Le labour à plat
Le labour à plat
consiste à retourner la terre sans faire de billons. Il est une
étape centrale dans la culture attelée, car il rend plus
facile toutes les opérations.
Cette technique permet de :
Ameublir le sol
Enfouir correctement les déchets organiques dans le sol
Niveler le sol
Faire les semis en ligne
Semer à la bonne densité
Faire des entretiens avec le matériel de culture attelée
Garder l'humidité du sol, par une meilleure infiltration
Avoir, au final , de bons rendements
La technique traditionnelle des billons, plus rapide, ne permet pas les avantages cités plus haut.
Le CARTO enseigne le labour à plat, bien que la population s'attache fidèlement
aux billons, plus faciles, moins coûteux... Le labour à
plat se répand donc dans le Kpendjal, mais lentement.
Coût du matériel de culture attelée
Le paysan aisé, qui pratique la culture attelée,
possède au moins un triangle
et un billoneur, ainsi que des boeufs. Les paysans plus pauvres peuventy s'associer pour acheter tout cela, ou
louer ce matériel à d'autres.
On peut dire que l'ensemble minimum coûte 300 000 CFA.
Cette somme dépasse nettement la poche du paysan moyen.
Le CARTO
subventionne ses stagiaires, chaque année, pour leur
permettre d'investir
dans un matériel de ce type.
Les femmes peuvent facilement utiliser le matériel