C'est une culture utile
pratiquée depuis longtemps au Togo. Avant la colonisation, les paysans
cultivaient le coton à petite échelle et s'en servaient
pour tisser leurs vêtements.
Après l'arrivée des blancs, qui voulaient produire
beaucoup de coton, cette culture a été vulgarisée,
étendue, et son exploitation industrialisée.
Aujourd'hui, c'est une culture de rente, qui rapporte beaucoup, mais
souffre des politiques protectionnistes des pays occidentaux, et aux
problèmes de gestion internes aux pays africains.
Le coton au Nord-Togo
Beaucoup de paysans ont un champ de coton. Grâce à
l'arrivée de la culture attelée, la production s'est
intensifiée.
Le coton est acheté par une unique société d'Etat,
la SOTOCO. Cette société vend aussi des intrants (engrais
et
insecticides...) aux producteurs. L'exportation de coton hors des
frontières du Togo, où la vente à un tiers, sont
interdites.
Au départ, les revenus du coton ont permi aux paysans de
réhausser leur niveau de vie. Ils ont tôlé leurs
maisons, achetés de l'équipement, des vélos,
motos, moulins... Cela a résolu les difficultés de
santé (on pouvait payer l'hopital et les médicaments) et
les difficultés de scolarisation des enfants (frais
d'écolage, fournitures, moins de travail des enfants...)
Durant quelques années, suite à divers
problèmes financiers de la SOTOCO, des retards de paiement ont
ruiné beaucoup de producteurs cotonniers. Ainsi, la plupart ont
abandonné cette culture qui pourtant était prometteuse.
Depuis peu, il semble que le gouvernement a rétabli la
situation, et que les productions sont payées
régulièrement. C'est un espoir pour l'avenir.
On trouve encore quelques champs de coton, mais ils sont
remplacés par les cultures vivrières, que l'on peut
vendre partout, et non seulement à une unique
société.
Le coton au CARTO
Le CARTO a cultivé du coton durant plusieurs années,
mais, suite au pertes enregistrées en 2004 à cause de la
mévente, le non-paiement de la récolte, et une mauvaise
saison, nous avons suspendu cette culture.