La saison
des
pluies, de mai à octobre, est la saison des cultures. La vie
des paysans dépend de cette saison. Trop peu de pluies,
c'est la sécheresse et la famine. Trop de pluie, c'est les
inondations et la famine.
Les pluies varient d'une année à une autre, en
quantité et en régularité. En moyenne,
depuis 1995, il tombe 950 mm / an à Ogaro.
Pour
une
bonne saison des cultures :
Les pluies doivent
débuter dès mai
Etre régulières en juin
et juillet
Continuer jusqu'à octobre
Aout est le
mois des "pluies noires", c'est habituellement le mois le plus "arrosé" de l'année
L'important
est la régularité et
l'étalement des pluies. En effet, le cycle de croissance des
plantes rend certaines
périodes très critiques
Une sécheresse arrivant par exemple au moment de la
germination des graines peut leur être fatale..
Eviter
les excès de pluie
Les pluies trop fortes :
détruisent les pistes
coupent les ponts
noient les cultures
empechent l'entretien des champs
provoquent des noyés
2006
et 2007, du jamais vu
L'année
2006 a
été trop sèche, (660 mm), et les
récoltes
très mauvaises. Jamais vu depuis 15 ans.
En 2007,
après
plusieurs sécheresses en juin et juillet, un
déluge s'est
abbatu sur le nord-Togo et toute l'Afrique de l'Ouest en
général. Jamais vu depuis 30 ans.
Indondations
en 2007 à Ogaro
Toute la zone sahélienne, du Sénégal
au Soudan, a
connu des très fortes pluies, causant de nombreux
dégâts.
Ogaro n'a pas échappé à ce
déluge. Voir
notre article spécial sur la saison des pluies 2007
à
Ogaro, dans la rubrique actualités. Lien
On se
dépeche de rentrer avant la pluie
Cases et
champs inondés
Routes
coupée par les rivières en crue
21 ans de pluviométrie à Ogaro
Notre
pluviomètre
est situé derrière la communauté des
Frères, à 2 km du marché de Ogaro. Les
résultats sont représentatifs d'un
périmètre réduit, étant
donné la
localisation des orages.
En fait, on n'observe pas de baisse des précipitations sur
ce
relevé.
Ce sont surtout l'irrégularité des pluies, ainsi que les
sécheresses ou déluges successifs qui sont
critiques pour
l'agriculture. Avec la modification du modèle climatique au
Sahel, liée au réchauffement de la planète, on
peut craindre un accroissement de ces
phénomènes extrèmes, tels qu'on les a
connu en
2007.