La spiruline est une algue microscopique extrêmement riche.
Originaire des lacs salés du Tchad ou d'Amérique
centrale, elle est depuis quelques années cultivées dans
des fermes spéciales.
A Dapaong, la pédiatrie a une telle ferme. Elle utilise la
spiruline pour soigner les enfants malnutris et les malades du sida.
Elle vend également de la spiruline séchée au
public.
La spiruline au CARTO
Pour assurer aux enfants une excellente santé, le CARTO ajoute de la spiruline
dans la bouillie enrichie quotidienne donnée le matin aux enfants à partir de 3 mois et aux gardiennes d'enfants.
A raison d'une cuillérée à café par jour,
les besoins en protéines, vitamines et autres nutriments
essentiels sont donc comblés.
Les revenus du paysan sont doubles : activités de la ferme (agriculture, élevage) et artisanat.
On constate cependant une grande disparité entre les paysans,
certains riches, d'autres pauvres. Hormi les aléas saisonniers,
ces inégalités sont surtout dues à la mauvaise formation
des agriculteurs et à la complexité de l'environnement
économique.
Durant la saison agraire, le paysan du nord-Togo pratique la
polyculture. Principalement : maïs, mil, sorgho, arachides, soja,
haricot, coton. Il consomme ses récoltes, et vend le surplus et le coton.
Durant la saison sèche, il peut effectuer d'autres travaux
(artisanat, construction, transport, maraîchage, élevage,
petit commerce...) qui rapportent de l'argent.
Variation des prix de vente des produits agricoles
Les prix de vente des cultures varient d'année en année,
et selon les mois. Le paysan isolé ne peut maîtriser ces
variations, et les subit. Les facteurs qui influencent les prix sont :
la surproduction saisonnière de certaines cultures (tomates, pastèques, maïs...)
l'impossibilité d'exporter hors des frontières du Togo, ce qui concentre les stocks sur les marchés locaux.
la désorganisation du monde paysan (peu de groupements puissants pouvant influencer les prix)
l'absence de régulation du marché
la domination du marché par les commercants
grossistes ou détaillants, qui imposent leurs prix et mesures
aux paysans
le mauvais stockage des récoltes (conditionnement non maîtrisé)
la mauvaise gestion des stocks et récoltes
l'archaïsme de l'équipement et des techniques agricoles qui pénalisent certains paysans
l'absence de possibilités de transformation agro-alimentaire
la méconnaissance locale des cours des marchés régionaux par les paysans
l'analphabétisme du monde paysan
L'action du CARTO pour former le paysan
Le CARTO oeuvre dans le but de donner aux paysans du Kpendjal les
moyens, techniques, intellectuels, matériels, financiers et
humains qui les aideront à résoudre collectivement cette
situation.
A partir d'un niveau de vie plus élevé, ils
pourront alors vivre plus librement, s'ouvrir au monde extérieur et prendre en main leur avenir et
celui de leur milieu.
Les actions que le CARTO mène dans ce sens sont :
FORMATION DES STAGIAIRES
maîtrise des techniques agricoles améliorées, pour de meilleures récoltes
diversification et intensification des activités agricoles (élevages de rente et nouvelles cultures)
bonne gestion des intrants et revenus
maîtrise des AGR (Activités Génératrices de Revenus)
transformation des produits agricoles
alphabétisation (lecture écriture calcul)
compréhension basique du marché agricole
ECOLES PRIMAIRES
Pour en finir avec l'analphabétisme, source de tous les blocages
et de l'enclavement du monde paysan, le CARTO a créé 14
Ecoles primaires (Ecoles Villageoises MEEM-CARTO) dans le Kpendjal.
En 2007, ce sont plus de 2700 élèves qui sont ainsi scolarisés.
GROUPEMENTS DE PAYSANS
Afin de créer des forces nouvelles qui pourront défendre
les intérêts du monde paysan, le CARTO a favorisé
la création de groupements. Aujourd'hui, ces groupements
deviennent autonome et se renforcent par les naissances de:
L'Union des Groupements de Producteurs Agricoles du Kpendjal (UGPAK)
La Cellule d'Appui aux Producteurs Agricoles des Savanes (CAPAS)
La CAPAS mène beaucoup d'actions d'information et formation,
d'équipement, de promotion féminine...dans les
groupements de paysans.
Vendre ses céréales ou son coton, principal revenu
100 F : une botte d'oseille ou un cahier de 100 pages
Le commerce au détail de produits transformés apporte des revenus supplémentaires
Les grossistes imposent souvent leurs prix d'achat aux paysans
Théâtre au CARTO sur la gestion des revenus
Cours de gestion des récoltes au CARTO
En fin de stage CARTO, les paysans doivent savoir résoudre des problèmes de maths sur la gestion des revenus